Vous ne trouverez pas dans cet article un catalogue des (nombreuses) variétés du Carassius Auratus qui, rappelons-le, a été „domestiqué“et sélectionné depuis plus de 2500 ans, mais un certain nombre d'informations qui ont pour but de mieux le connaître dans son ensemble et donc mieux le respecter.
A ce genre d'évidences, on oppose encore bien trop souvent des arguments du type „il grandit en fonction de l'aquarium, donc si le bac est petit le poisson restera petit“ sous-entendu „il suffit d'un petit litrage puisqu'il ne grandira pas“
Ce que l'on voit encore trop souvent !
Est-il utile de revenir sur le problème de la taille du bocal par rapport à celle du poisson rouge adulte ? Imaginez-vous dans des chaussures de pointure 23 depuis votre plus jeune âge... vous comprendrez aisément où je veux en venir.
Vers une meilleure maintenance du poisson rouge
La cuve
Elle ne doit pas faire moins de 100l pour deux à trois poisson rouges, selon les variétés, ni même pour un seul car ils ont besoin d'un espace de nage minimum. Je vois déjà les réfractaires ricaner en lisant cela... Développons, alors : le poisson rouge atteint la taille de 18 cm en moyenne en aquarium, contre près de 40 cm en bassin, de la tête à la base de la queue, sans compter la queue elle-même! Eh oui, nous parlons bien de ce petit mignon que animaleries ou foires vendent dans les 4-5cm...
C'est un poisson qui a besoin de nager et qui, sociable, se sentira mieux en groupe à défaut d'être véritablement grégaire. En outre, comme il s'agit d'un poisson à dominante herbivore, c'est un gros pollueur. Qui dit pollution dit nitrates, donc mort certaine à plus ou moins long terme dans des petits volumes qui plus est bien souvent mal équipés. Il est donc nécessaire de prévoir un minimum de 30 à 50l par poisson, selon l'espèce. CQFD
La température
Elle se situe idéalement autour des 18°, même si le poisson rouge supporte quelques pics à 25° maximum. Dans ce cas, il est absolument nécessaire de disposer d'un aérateur pour augmenter le taux d'oxygène dans le bac (voire dans le bassin pendant les périodes de canicules que nous commençons à connaître en France).
Rappelons d'ailleurs que le poisson rouge le moins „évolué“/sélectionné passe sans problème l'hiver dehors pour peu que le bassin ait une profondeur suffisante (100cm) pour rester hors gel au fond. Les poissons japonais ou à voiles, doivent, eux, passer l'hiver à l'intérieur vers 12-15°. Comme tous les poissons, il est sensible aux chocs thermiques, et les changements d'eau doivent se faire à une température proche ou au goutte à goutte (cf article sur l'acclimatation et les changements d'eau dans la rubrique eau)
La dureté
La dureté et le pH importe peu au poisson rouge qui 'adapte aisément si l'acclimatation est faite correctement ( nous y reviendront ou lien vers le paragraphe ? ). Il apprécie cependant une eau plus dure que acide.
L'éclairage
Surtout précieux pour les plantes, l'éclairage est aussi nécessaire aux poissons pour marquer des rythmes jour/nuit. Sa puissance en watts a moins d'importance que la quantité de lumens (cf article sur l'éclairage) qu'il fournit, car pour le même nombre de watt, les lumens varient sensiblement.
Néanmoins, le calcul des watts par litre d'eau permet d'avoir une idée approximative. Sa puissance dépendra des exigences des plantes, pouvant varier de 1w/2l d'eau (éclairage intense) à 1w/4l d'eau (éclairage faible), sur une durée de 12h par jour consécutives sous peine de voir apparaître des algues ou de troubler les poissons.
La filtration
Elle se doit d'être conséquente : pour des poissons tropicaux dits „d'ornementt“, on parle de 3 fois le volume du bac/ heure. Pour le poisson rouge, il doit être d'au moins 4 à 5 fois le volume/heure !
La nourriture
Il est bon de nourrir en très petites quantités, plusieurs fois dans la journée, avec des jours de diète salvatrice. Cela, associé à une alimentation adaptée, évite bien des soucis de vessie natatoire.
Bien que omnivores, ce sont avant tout des brouteurs d'algues. Cela leur a valu une autre triste réputation : celle de ne pouvoir être maintenus qu'avec des plantes artificielles... car dévoreurs et destructeurs de vraies !
Pourtant, ils en ont un réel besoin nutritionnel, et une simple mais régulière distribution de concombres, laitue bouillie, épinards, petits pois ou flocons pour poissons végétariens permet de conserver des plantes dans le bac...
Les plantes
Indispensables à l'esthétique du bac, ainsi que pour leur rôle non négligeable de cachettes, de dénitrateurs anti-algues naturels, d'oxygènateur dans une faible mesure (et dans certaines conditions), elles ne conviennent évidemment pas toutes pour le bac de poissons rouges, ne serait-ce qu'en raison de la température.
On évitera aussi les plantes trop tendres ou fragiles, et on privilégiera les plantes qui ne puisent pas leur nourriture dans le sol afin d'éviter d'installer un sol nitritif qui pourrait être balayé par les poissons rouges.
Quelques exemple :
Le sol
Installer un sol nutritif de type terreux sous le gravier serait passer outre le comportement fouisseur des poissons rouges qui passent une grande partie de la journée à retourner le gravier. A moins de prévoir un grillage en plastique pour retenir le sol nutritif, c'est la meilleure solution pour retrouver son bac totalement noir et boueux en rentrant le soir...
Le sable, ou gravier, doit être de granulométrie moyenne, il est bon d'éviter au maximum les couleurs artificielles et les quartz qui ont tendance à être coupants. L'idéal est le gravier de Loire par ex .
L'entretien courant
Rien de très compliqué, tout se jouant (ou presque) dans la régularité :
Elobulle







